Thématique : Etape 1. Un projet personnel
Employés dans la restauration, responsable de boutique, conducteur de bus... ils ont décidés de créer leur propre entreprise. Découvrez leur parcours !
Marie-Thérèse Hang-Law, créatrice de Homme et Gars à Charleville-Mézières, commerce prêt-à-porter homme
La création d'entreprise n'est pas un simple effet de mode. D'ailleurs, c'est grâce à un dossier cousu-main que Marie-Thérèse a pu ouvrir le magasin « Homme et Gars », une bonne adresse pour le prêt-à-porter homme à Charleville-Mézières. La réussite passe par une observation très fine des tendances vestimentaires certes, mais aussi des habitudes des consommateurs.
Pensiez-vous avoir le profil d'un entrepreneur, et quel était votre objectif au départ ?
Oui, grâce à mon parcours. J'ai d'une part acquis une expérience dans ce métier en étant vendeuse, puis responsable d'une boutique de vêtements femme et homme. J'ai d'autre part été responsable d'un magasin de décoration, en m'occupant du secrétariat et de la comptabilité. Mais mon objectif étant de trouver un emploi, j'ai décidé de me lancer en créant mon propre magasin.
Quels sont les freins que vous avez pu rencontrer dans votre projet ?
Je ne me souviens pas avoir rencontré d'obstacles. J'ai pris ma décision après quelques mois de réflexion. Cela s'est fait tranquillement.
Aviez-vous toutes les aptitudes pour devenir entrepreneur ? Avez-vous eu recours à la formation ?
J'ai fait une formation à l'AFPA en secrétariat et comptabilité. Sinon, j'ai toujours été animée par un esprit d'initiative et une certaine aisance relationnelle. D'une manière générale, j'étais d'autre part très motivée dans mon projet de voler de mes propres ailes.
Pour en revenir à vous, quel a été votre itinéraire ?
Avec en poche un diplôme de secrétariat, j'avais déjà travaillé dans le prêt-à-porter homme et conservé de bons contacts avec un réseau de clients, même après dix ans.
Je suis également créatrice en décoration. Pour l'instant, je m'en sers dans ma boutique, au niveau des aménagements notamment. J'ai décidé de me lancer, à 54 ans, d'autant que mes trois enfants sont à présent autonomes. C'est pourquoi, j'ai pu me consacrer pleinement à mon projet de création d'entreprise. Pour le financement, j'ai bénéficié d'une subvention d'Ardennes Initiative, ainsi que des aides ENVOL et NACRE. Et en plus de fonds propres et d'un prêt bancaire
Karol et Fabrice, créateurs de L'Alambic à Reims, Restaurant, traiteur, épicerie et vente de spiritueux
La création d'entreprise n'a rien d'alambiqué pour ceux qui préparent minutieusement leur projet. C'est justement le cas de Karol et Fabrice qui ont su créer à Reims un nouveau lieu de convivialité, baptisé l'Alambic, en s'appuyant sur leur solide expérience de la restauration de qualité.
Pensiez-vous avoir le profil d'un entrepreneur, et quel était votre objectif au départ ?
Après avoir travaillé comme employés pendant dix ans dans la restauration, nous voulions créer notre entreprise dans ce même secteur d'activité. Mon ami et moi pensions effectivement dès le départ avoir les qualités pour gérer un jour notre propre entreprise.
Quels sont les freins que vous avez pu rencontrer dans votre projet ?
Nous avons démarché les banques en 2008, alors que les effets de la crise économique commençaient à se faire sentir. Ce n'était alors pas évident de se lancer dans l'aventure de la création d'entreprise, surtout dans le secteur que nous avions choisi. Nous avons essuyé deux refus de prêt sur cinq demandes. Le fait d'avoir un bon dossier et un apport personnel a malgré tout fait la différence. Et pour corser l'affaire, nous nous sommes installés au moment des travaux du tramway !
Aviez-vous toutes les aptitudes pour devenir entrepreneur ? Avez-vous eu recours à la formation ?
Nous avons plusieurs cordes à notre arc. Et puis, nos voyages nous ont également permis de compléter notre expérience. Plus largement, nous avons été bien aidés par les services de la CCI de Reims, mais aussi par le comptable et un banquier sympa.
Pour en revenir à vous, quel a été votre itinéraire ?
J'ai passé à Reims un BEP et un CAP de cuisine, avant d'obtenir à Bazeilles, dans les Ardennes, un Brevet Technique hôtelier ainsi qu'un BTS gestion marketing option hôtelière. J'ai ensuite travaillé pendant deux ans aux Antilles, avant de faire plusieurs saisons dans différents établissements en Savoie et dans le Var.
Fabrice, qui est alsacien, a quant à lui fait son apprentissage en cuisine avant de travailler en Allemagne et en Alsace. Nous sommes tous les deux âgés de 31 ans, avec une solide expérience puisque nous avons travaillé pour des maisons très différentes les unes des autres, allant de l'étoilé Michelin à la petite brasserie.
Pascal, créateur d'un parc de jeux d'intérieur à Saint Dizier (Haute Marne)
Les enfants lui disent merci. Pascal Starck est en quelque sorte un Père Noël qui, tout au long de l'année, leur propose à Saint-Dizier tout un univers ludique. Une belle initiative pour ce créateur d'entreprise qui n'en est pas à son coup d'essai mais déjà à son coup de maître !
Pensiez-vous avoir le profil d'un entrepreneur, et quel était votre objectif au départ ?
Oui, c'est en fait la deuxième fois que je me lance dans l'aventure de la création d'entreprise. A l'âge de vingt ans, j'avais créé une petite sandwicherie mais je n'étais alors pas forcément un bon gestionnaire ! Aujourd'hui, je gère avec mon père une entreprise de nettoyage employant 47 personnes. Concernant ma création d'entreprise, je souhaitais développer l'offre dans le domaine des loisirs pour enfants à Saint-Dizier. J'ai moi-même trois enfants et j'ai découvert ce concept de jeux d'intérieur lors de vacances. Enfin, c'était aussi l'occasion d'aider ma petite sœur en l'associant à l'affaire.
Quels sont les freins que vous avez pu rencontrer dans votre projet ?
Les démarches administratives ont été contraignantes. Notamment en ce qui concerne la sécurité incendie.
Aviez-vous toutes les aptitudes pour devenir entrepreneur ? Avez-vous eu recours à la formation ?
En tant qu'agent de maîtrise aux côtés de mon père, j'ai acquis de l'expérience dans la conduite de l'entreprise. Au fil du temps, j’ai développé des qualités et aptitudes notamment dans le domaine de la gestion.
Pour en revenir à vous, quel a été votre itinéraire ?
J'ai obtenu un BEP de nettoyage industriel à Tours. J'ai 31 ans, mais je travaille depuis l'âge de seize ans. Cela m'a permis de développer un réseau de contacts, d'autant que j'ai exercé en tant que salarié beaucoup de métiers différents, allant de mineur artificier dans le bâtiment à ébarbeur de pièces de fonderie. Le fait d'avoir dans mon entourage un chef d'entreprise m'a sûrement donné envie de me lancer à mon tour. Mener de front le démarrage de mon entreprise et mon travail d'agent de maîtrise m’a demandé beaucoup d'énergie et de temps. Mais je pense que c'est maintenant qu'il faut donner le maximum… Je me reposerai plus tard !
Dragan Mirkovic, créateur de DRAGAN'AIR à Saint-Parres-aux-Tertres (Aube), Navettes, transport de personnes
Après avoir longtemps conduit des cars, Dragan a changé de véhicules. Si la route reste toujours son univers, il effectue aujourd'hui des navettes en direction des aéroports parisiens ou des gares de la région. Toujours aux commandes de son véhicule, il est aussi aux manettes de sa jeune entreprise, opportunément baptisée Dragan'Air. Attachez vos ceintures…
Pensiez-vous avoir le profil d'un entrepreneur, et quel était votre objectif au départ ?
A vrai dire, je ne me projetais pas forcément au départ en tant que chef d'entreprise. Toutefois, je souhaitais créer une activité, pour être autonome notamment.
Quels sont les freins que vous avez pu rencontrer dans votre projet ?
J'avais quelques inquiétudes concernant mon idée de création. Sur le marché du transport, la concurrence est vive. D'autant que je vise la cible des navettes vers les gares et aéroports. Je commence d'ailleurs seulement, au bout d'un an de création, à pénétrer le marché.
Aviez-vous toutes les aptitudes pour devenir entrepreneur ? Avez-vous eu recours à la formation ?
Avant, j'étais conducteur d'autocars grand tourisme. Même si j'avais cette expérience, j'ai malgré tout suivi une formation de huit mois pour passer une capacité de transport de voyageurs. C'est une obligation pour devenir dirigeant d'entreprise dans mon activité. J'étais de toute façon très motivé et j'ai très rapidement endossé le costume de chef d'entreprise.
Pour en revenir à vous, quel a été votre itinéraire ?
J'ai 42 ans et je suis autodidacte. J'ai été salarié pendant vingt ans, pour les cars Mirko, l'entreprise créée par mon père en 1976. Le fait d'avoir des entrepreneurs dans mon entourage m'a également donné envie de me lancer dans l'aventure de la création d'entreprise. Mon travail m'avait permis de tisser tout un réseau de connaissances, ce qui m'a donné envie de m'installer à mon compte.
Au départ, je pensais racheter une société, mais j'ai finalement profité de la notoriété que j'avais acquise pour créer ma propre entreprise. Mon attestation de capacité de transport de voyageurs m'a apporté une grande satisfaction personnelle. C'est très gratifiant et cela m'a donné envie d'aller plus loin pour relever d'autres défis.









